LA SOLVABILITE DES COLLECTIVITES S’AMELIORE EN 2015

L’INSEE a publié le 25 mars les comptes nationaux des administrations publiques pour 2015.

Indépendamment des débats suscités autour de la publication de ces chiffres, quelques enseignements peuvent être tirés sur la situation et l’évolution des comptes des administrations publiques en général et des collectivités locales en particulier.

Il en ressort que la tendance est globalement plus favorable qu’attendue avec un déficit public plus bas que prévu en 2015 (3,5% au lieu de 3,8%). Si cette « bonne nouvelle » s’explique par une croissance économique un peu plus soutenue et des dépenses en baisse, il convient également de souligner la contribution des collectivités locales dans ces soldes. En 2015, les collectivités locales dégagent en effet un « excédent » de 700 M€ alors que les années précédentes elles présentaient un besoin de financement par l’emprunt (8,3 Mds€ en 2013 et 4,6 Mds€ en 2014).

Cet excédent est une situation exceptionnelle qui s’explique principalement par un recul massif de l’investissement public local (-4,6 Mds€) et un ralentissement des dépenses de fonctionnement, ce repli marqué s’expliquant à la fois par les effets du cycle électoral mais également par l’impact budgétaire et les incertitudes induites par la baisse des dotations. Parallèlement, et la malgré la baisse de 3,5 Mds€ de la DGF en 2015, les recettes de fonctionnement augmentent via une progression des impôts de 4,7 Mds€ (DMTO 1,5 Mds€, TFPB + 1 Mds, la TH +0,8 Mds€ et TICPE +0,6 Mds)

Au final, si depuis 2003, les collectivités locales couvraient un besoin de financement par l’emprunt pour équilibrer leurs budgets, elles présentent en 2015 une capacité de financement ou « excédent » de 700 M€. 

L’endettement des Administrations publiques progresse en 2015 pour atteindre 2 096,9 Mds€ contre 2 040,3 Mds€ fin 2014. Les administrations publiques locales contribuent à l’augmentation de la dette publique à hauteur de 10,6 Mds€. Parmi ces dernières, ce sont les communes (+3,8 Mds€) et les régions (3,6 Mds€) qui recourent le plus massivement à l’endettement, suivies des départements (+2,3 Mds€) et des autres APUL (+0,9 Mds€).

En conclusion, les collectivités locales présentent en 2015 un profil budgétaire globalement sain, ces dernières ayant réussi à contenir leurs dépenses et à faire progresser leurs recettes malgré la baisse des dotations de l’Etat. Le maillon faible est finalement l’investissement public local en berne… élément pourtant déterminant pour répondre aux besoins de la population et soutenir le tissu économique local.

Pour consulter les documents :

INSEE_Information rapide

INSEE_Complément